Les grandes affaires criminelles.

Les grandes affaires criminelles.

Jean-Paul Leconte, le monstre de la Somme.

 

Jean-Paul Leconte a été deux fois condamné à perpétuité pour les meurtres et les viols de Patricia Leclercq


(Source: TF1)

et de Christelle Dubuisson.

(

(Source: Le courrier Picard)

 

Enfant turbulent, élevé par ses grands-parents, Jean-Paul Leconte fut un enfant choyé par ses derniers. Adolescent, il mène une vie oisive, entrecoupée de petits larcins. Mais Jean-Paul se trouve un nouveau passe-temps, violer les femmes et les fillettes ! Pris dans une frénésie sexuelle, il en viola  trois le même jour !! Arrêté, il fut, une première fois, condamné à 17 ans de prison. Dans sa geôle, il demanda au bout de quelques années une liberté conditionnelle, qui fut refusée par le psychiatre carcéral, au motif que Jean-Paul, grand pervers devant l'éternel, avait une grande probabilité de récidiver ! Bref, lorsqu'au bout de 13 ans on le remit en liberté, c'est un prédateur sexuel qu'on lâcha dans la nature, en ce mois de mai 2002.

2 mois plus tard, en juillet 2002, sur une route de campagne, il croise Patricia Leclerq. Il percute son vélo et la kidnappe. Il la viole dans un bosquet et la bat à mort, pour la finir en lui roulant deux fois sur le corps ! Le violeur s'était transformé en tueur.

Un mois après, c'est autour de Christelle Dubuisson de passer dans les mains du prédateur. Enfant de la DASS, récupéré par son père, Christelle, 18 ans, fut retrouvée violée et tuée sous un fourgon qui avait été volé sur un chantier. Le violeur/tueur se transformait en serial-killer !

Pour la première victime, l'ADN retrouvé sur le corps de la suppliciée reliait le crime à Jean-Paul Leconte.

Pour Christelle, un témoin avait vu Jean-Paul Leconte voler le fourgon sous lequel l'adolescente a été retrouvé morte. Détail plus sordide, l'ADN du sperme du père de la jeune fille avait été retrouvé sur sa culotte ... Abusée sexuellement par son père, elle avait fini dans les griffes d'un prédateur sexuel sans pitié ! Une vraie vie de calvaire !

Malgré les preuves qui l'accablait, Leconte nia l'évidence, même lorsqu'on lui fit écouter ses aveux faits à sa grand-mère, lors d'une conversation téléphonique passée de la prison.

Leconte fut condamné à deux peines de perpétuité, en 2005,  pour les deux meurtres, avec une période de sûreté de 22 ans. Clamant son innocence, il se pourvut en appel, en 2007. Et, coup de théâtre, il avoua enfin les deux assassinats.

Quant au viol et au meurtre d'Elodie Koulik, l'affaire a été résolue en janvier 2012, par une nouvelle technique d'analyse ADN. L'empreinte génétique du sperme retrouvée sur la jeune femme n'avait pas été retrouvée dans le fichier national des empreintes génétiques.  Une nouvelle technique venant des USA permit de trouver des ADN parents. Et là, on retrouva l'empreinte d'un homme déjà incarcéré pour agressions sexuelles sur mineurs. Il s'avéra alors que l'ADN du meurtrier était celui de son fils, Grégory Wiart, mort dans accident de la route en novembre 2003. Il n'en reste pas moins que ses complices, dont les voix ont été entendues dans le dernier coup de fil d'Elodie, sont toujours dans la nature.

Cette sordide affaire pose deux problématiques :

- la première, on peut s'étonner de la capacité de négation d'un individu devant des faits qui l'accablent. Sans faire de la psychologie de comptoir, on pourrait attribuer ce trait de caractère au sentiment de toute-puissance d'un enfant choyé et toujours défendu par ses grands-parents, contre vents et marées. La grand-mère hurlant même à l'innocence de son petit-fils, malgré que ce dernier lui ait avoué son crime par téléphone !!

- la seconde, est la question de la récidive chez les délinquants sexuels. Condamné, une première fois, à 17 ans de prison pour des faits de viols, le psychiatre de la prison avait émis un avis négatif à la demande de liberté conditionnelle demandée par le prévenu au motif qu'il y avait de grandes chances de récidive ! En sachant cela, l'institution judiciaire a laissé sortir, au bout de 13 ans, un homme considéré comme un grand pervers, qui avait été jugé comme un récidiviste en puissance par l'institution carcérale ! Faire sortir Leconte sans aucun suivi, c'était jeter un fauve dans la société ! Deux mois plus tard, il violait et tuait.

 

Mirez le faites-entrer l'accusé sur l'affaire Leconte.


 



21/07/2013
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