Les grandes affaires criminelles.

Les grandes affaires criminelles.

COLD CASE RESOLUS GRÂCE A DES SITES DE GENEALOGIE.

Cette année 2018, 3 COLD CASE ont été résolus grâce à l'ADN et à des sites de généalogie.

- De 1976 à 1986, un serial-killer sévissait à San Francisco, surnommé le "tueur du Golden State" avait fait 12 victimes.

- En 1987, Jay Cook et Tanya van Cuylenborg,  un couple de canadien, sont assassinés près de Washington.

 


 

- En 1988, à Fort Wayne, dans l'Indiana, une fillette de 8 ans, April Tinsley est retrouvée morte. Elle avait été violée et étranglée par son agresseur.


 

 

Les 3 affaires n'avaient pu être résolues et les criminels jamais arrêtés depuis 30 ans. Mais dans ces trois affaires, des relevés biologiques sur les scènes de crime avaient permis, avec la technologie génétique, de relever les empreintes ADN des tueurs. Mais si ces derniers n'étaient pas fichés dans le fichier génétique des criminels, il était quasiment impossible de les trouver, surtout 30 ans après ! Mais depuis quelques années, des sites généalogiques en ligne ont beaucoup de succès et il est possible d'associer son nom et sa lignée à son ADN, que vous pouvez commander en ligne à des sociétés spécialisées. Or, les avancées de la génétique permettent, désormais, d'identifier des ADN parents, c'est à dire de trouver des correspondances avec des membres de la famille d'un criminel. Les unités chargées de solutionner ses cold case a donc rentré les ADN des potentiels criminels sur des sites de généalogie en ligne et ...bingo !!

Le 25 avril 2018, un certain Joseph De Angelo est arrêté par la police californienne, soupçonné d'être le "Golden Gate killer" qui a sévi de 1976 à 1986.

 


 

Né en 1945, militaire ayant participé à la guerre du Viet-Nam, puis policier et mécanicien, DeAngelo a eu une vie de bon père de famille, le jour et de serial-killer, la nuit !

Un mois après, en mai, c'est William Earl Talbott II qui était arrêté par la police US, soupçonné du meurtre sauvage de 2 jeunes canadiens, près de Washington, en 1987.

 


 

Enfin,  en juillet 2018, le tueur pédophile de la petite Avril Tinsley est aussi démasqué à cause de son ADN parent, et après enquête, John D.Miller, 59 ans,  est appréhendé par la police de Fort Wayne, lieu où il avait commis le meurtre de la fillette, 30 ans auparavant. Le tueur a avoué son crime.


 

Les temps sont durs pour les serial-killers !!


19/07/2018
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LE MYSTERE DU DOUBLE ASSASSINAT DU MANS.

 

Le 28 novembre 2004, dans un quartier paisible du Mans, Yves Belluardo, un acteur/chanteur et sa compagne, Martine Chide, sont retrouvés, massacrés, à leur domicile. Le tueur est entré par une fenêtre du rez-de-chaussée, dont les volets ne fermaient pas, en cassant un carreau, vers minuit, dans la nuit du 27 novembre. Puis, il a tiré sur Yves Belluardo, qui descendait du 1er étage, réveillé, certainement, par le bruit de la vitre brisée, avant de le "finir" d'une dizaine de coups de couteau au niveau du coeur. Martine, elle, est retrouvée nue, derrière une porte, criblée de coups de couteau. Comme rien n'a été volé, les enquêteurs excluent rapidement un cambriolage qui aurait mal tourné ou le crime d'un rôdeur. L'acharnement meurtrier dont a été victime le couple fait plutôt penser à une vengeance ou à un contrat. Le tueur n'a pas laissé d'empreintes ni de traces ADN, ce qui rend sa découverte très difficile. 14 ans après, on ne connaît toujours pas son identité !

 



03/07/2018
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SEAN SELLERS, DE SATAN AU CHRIST.

 

Sean Sellers avait 16 ans lorsqu'il assassina sa mère et son beau-père,

 

 

et tua un commerçant d'Oklahoma City. Adolescent perturbé, Sean Sellers fasciné par le culte satanique, avec prémédité son forfait. Jugé et condamné à mort, il fut exécuté le 9 février 1999. Cela faisait 40 ans, aux USA, qu'une exécution capitale concernait des crimes commis pendant l'adolescence.

"Une peine infinie", un documentaire sur cette affaire :

 



07/03/2018
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JOSH GRIFFIN, POUR UNE SEMELLE DE TROP !

Le 29 mars 1997, la voiture de Kim Medlin,

 


 

serveuse dans un bar à Strip-Tease de Charlotte, est retrouvée sur la route pour retourner chez elle, à 3 heures du matin, phares et moteur allumés. Dans la journée, le corps de la jeune femme est retrouvée sous des branchages, à 2 kilomètres de son véhicule. Elle a été violemment battue et est morte étranglée.

Le mari de la victime, un temps soupçonné, et rapidement écarté. La scène de la découverte de la voiture est assez étrange. En effet, le moteur et les phares allumés, la vitre passager baissée, et surtout le portefeuille de Kim retrouvé dans le véhicule, sans son permis de conduire ! Toute la scène ressemblait à un contrôle de police qui aurait mal tourné !! L'impression des enquêteurs est renforcée par le témoignage d'un automobiliste, qui, vers 2 heures du matin, a vu un véhicule de police de Monroe, contrôler la jeune femme au volant de sa voiture rouge. Il reconnaît

Les experts de la police scientifique découvrent, eux, l'empreinte d'une semelle sur la veste de la jeune femme, comme si le tueur avait mis son pied sur le dos de la victime, tout en la frappant avec un objet contondant. Les spécialistes remontent à Thorogood la marque de la chaussure, et à un modèle particulier de semelle où des chevrons sont dessinés, qui, en effet, équipe les policiers de Monroe. La taille de l'empreinte indique que le tueur chaussait du 41,5/42 cm. Sur tous les policiers de Monroe, 3 correspondent au modèle et à la taille de la chaussure. Trois étaient de service le soir du meurtre, mais deux furent rapidement écartés. Le dernier, un certain, Josh Griffin, 24 ans, policier depuis un an,

 


 

dit avoir arrêté son service à 22 heures et être rentré chez lui pour dormir. L'analyse des donnés de son téléphone portable indiqua que le policier mentait. Griffin avait passé un coup de téléphone, à 2 heures du matin, pour appeler une dépanneuse ce qui prouvait qu'il n'était pas chez lui. Le suspect changea alors de version, affirmant qu'il s'était arrêté, avec sa voiture de service, vers 2 heures du matin, sur un parking d'un restaurant fermé, pour lire un bouquin (sic ...) et qu'un automobiliste en panne lui avait demandé de téléphoner à une dépanneuse. De plus, le parking en question jouxtait la route où la voiture de Kim avait été retrouvée. Et il connaissait la jeune femme, qui était venue porter plainte dernièrement, au commissariat de Monroe, car un automobiliste l'avait harcelé.

Curieusement, Josh avait récuré sa voiture, alors qu'il ne la lavait jamais et avait jeté ses chaussures de marque Thorogood, qui, disait-il, avait été abîmée dans un accident. Mais les experts furent formels ...l'empreinte laissée sur la veste de la victime correspondait parfaitement au modèle de chaussure porté par Griffin, et ce dernier, lors de son procès, fut un condamné à la prison à vie ! 4 ans plus tard, en détention, il passa aux aveux, avouant le meurtre de la jeune femme.

 


 

 


02/11/2017
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BRUAY EN ARTOIS : LE BOURGEOIS CONTRE LES PROLOS.

 

Le 6 avril 1972, à Bruay-en-Artois, dans un terrain vague proche d'un quartier populaire, Brigite Dewèvre, 15 ans et demi, fille de mineur, est retrouvée morte. La veille, la jeune fille était partie de chez ses parents, vers 19 h 30, pour aller dormir chez sa grand-mère, qui habitait un peu plus loin. L'adolescente, en partie déshabillée, a été étranglée. Son meurtrier l'a traînée sur le terrain vague pour, certainement, retarder sa découverte. Les lunettes de l'adolescente n'ont, par contre, pas été retrouvées.

Le juge Henri Pascal est saisi de l'affaire, et les investigations sont menées dans le quartier où habite des mineurs, pour trouver l'assassin. Dans le coron, tout se sait, et le soir du meurtre, des témoins ont vu la jeune fille. Un certain Jean-Pierre, adolescent de 16 ans, qui a vu passer Brigitte, alors qu'il était assis sur "la pierre", petit escalier typique qui lie le trottoir à la porte d'entrée de l'habitation de son frère. Une femme dit avoir vu l'adolescente parler avec un homme à col roulé, vers 19h 45, c'est la dernière personne à avoir vu Brigitte vivante.

Une infirmière qui rentrait vers 20 h 10, chez elle, a remarqué la présence inhabituelle d'une 504 Peugeot, garée près de son logement, qui était proche du lieu du crime. Vers 22 h 30, surprise de la présence de ce véhicule inconnu dans le quartier, elle releva le numéro d'immatriculation et alla se coucher. La police identifia rapidement le propriétaire. Un certain Pierre Leroy, notaire de Bruay, notable de la cité minière. Face au juge Pascal, le bourgeois est mal à l'aise, s'embrouille, pour finalement avouer qu'il s'était garé ici pour rendre visite à sa maîtresse, Monique Mayeur, une femme mariée en instance de divorce. Le notaire est mal à l'aise et se montre confus dans ses témoignages, ce qui provoque la certitude de sa culpabilité chez le juge Pascal.

Dans un contexte de fermeture des houillères, la colère des mineurs va se retourner contre le notaire, riche notable qui, en plus, doit s'occuper de la reconversion du bassin minier. Il est désigné à la vindicte populaire par le "petit juge", qui instruit l'affaire sur la place publique, négligeant le secret de l'instruction. L'extrême-gauche maoïste, via La cause du peuple, va s'emparer de cette affaire pour stigmatiser ce sale bourgeois, exploiteur du petit peuple, et va carrément en appeler au lynchage du notaire. Voyant ce fait-divers comme un élément de la lutte des classes, l'extrême-gauche va mettre de l'huile sur le feu, chauffant à blanc les mineurs contre le notable.

Pierre Leroy est inculpé le 13 avril 1972 par le juge Pascal. Mais lors des 2 reconstitutions, le témoin qui avait vu Brigitte avec un homme inconnu ne reconnaît pas le notaire, beaucoup plus corpulent que l'individu au col roulé parlant avec l'adolescente. Le "petit juge" n'en démord pourtant pas, il est certain que Leroy est coupable et le fait savoir dans les médias.

Les avocats du notaire, considérant que le juge Henri Pascal instruit uniquement à charge, le font dessaisir du dossier, ce qui entraîne la colère des mineurs, qui voient dans cette acte, l'effet des relations de Leroy, qui compte échapper à la justice grâce à ses connaissances.

Mais dans un contexte plus serein, à Paris, les enquêteurs parisiens vont rapidement conclure à l'innocence du notaire et s'intéresser à un témoin oculaire, le fameux Jean-Pierre, adolescent qui avait vu, assis sur sa "pierre", l'adolescente le soir du meurtre.  Manifestement, d'où il était, le jeune homme n'aurait pas pu voir l'individu dans la 504 Peugeot alors qu'il avait précisé avoir remarqué un homme corpulent et chauve, ressemblant au notaire, le soir du forfait. Interrogé, Jean-Pierre Flahaut, mis devant ses contradictions, avoua, en avril 1973,  le meurtre de Brigitte. Il indiqua même au policier la localisation des lunettes de l'adolescente, dans un coffre, chez son frère. Cet adolescent de 16 ans, orphelin de père, avait pourtant milité activement dans le Comité pour la Vérité et la Justice qui désignait le notaire comme le coupable.

L'épilogue fut assez curieux. Le notaire et sa maîtresse blanchis, Jean-Pierre Flahaut fut relaxé par deux fois, au cours de 2 procès, pour faute de preuves. Pourtant, sa présence sur les lieux du crime et les lunettes de l'adolescente cachées chez son frère l'accablaient ! Mais les parents Dewèvre n'ont jamais cru à sa culpabilité, et Maïtre Kiejman, l'avocat de la partie civile, plaida pour la relaxe du suspect, ce qui est assez rare dans les affaires judiciaires. L'acharnement contre le notaire, pendant plusieurs mois, a certainement joué son rôle, laissant un doute sur la culpabilité du jeune homme.

 



16/07/2017
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